Conseils de discipline renforcés, recours à des retraités de l'armée... Comment le ministre de l'Education nationale veut lutter contre les violences à l'école

La répression ne suffira pas à lutter contre les violences à l'école. C'est en résumé le message que veut faire passer Jean-Michel Blanquer. Invité d'Europe 1 samedi 27 octobre, le ministre de l'Education nationale a détaillé quelques pistes de son plan de lutte contre les violences en milieu scolaire, après l'agression filmée dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). 

 

 


Mettre des policiers dans les écoles

Jean-Michel Blanquer reconnaît que la mise en place de policiers dans les écoles "fait partie des pistes de travail". Néanmoins, il s'agira d'une solution ponctuelle. "Cela peut arriver dans des cas particuliers que nous définirons, mais ça ne veut pas dire que ça deviendra une généralité".
Il ne faut ni minimiser ni exagérer. On ne va pas passer d'un extrême à l'autre.le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquersur Europe 1

Renforcer les conseils de discipline

Le ministre fait un constat très clair : les conseils de discipline ne sont pas toujours respectés dans certains établissements. Et ce, pour plusieurs raisons : trop "complexes", trop "chronophages", "on peut comprendre des chefs d'établissements qui ne voulaient pas alourdir les choses"... "Il y avait donc une tendance à ne pas en faire. Or, il faut qu'il y ait ce qui est nécessaire", assure Jean-Michel Blanquer.


L'ancien recteur d'académie souhaite donc aller "vers une simplification des procédures". Cela passera notamment par un changement dans le règlement intérieur des établissements scolaires. Les précisions devraient être données à l'issue du prochain Conseil des ministres.

Faire appel à des retraités de l'armée

C'est une autre question sur laquelle se penche actuellement le gouvernement. Que faire des élèves exclus d'un établissement, voire de plusieurs, pour des problèmes de discipline ? Le ministre envisage la création de "structures dédiées solides" pour prendre en charge ces jeunes "poly-exclus", âgés de 13 à 18 ans.


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